104 histoires de
NOUVELLE-FRANCE

avec Jean-François Blais

Les histoires

027- Une fausse histoire d’amour

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette 27e histoire de Nouvelle-France. Une 27e histoire qui prend la forme d’un mea-culpa car la semaine dernière, je vous disais qu’il y avait eu si peu de mariage d’amour en Nouvelle-France qu’on pouvait dire qu’il n’y en avait pas eu du tout.

Pourtant, je vous citais l’exemple de ce jeune homme qui avait fait de la prison pour obtenir le droit de marier sa belle. Or, en faisant mes recherches, je me suis aperçu que cette histoire était fausse. Pas entièrement, mais assez pour affirmer qu’on est loin d’une histoire d’amour digne de romans.

Je vous présente donc le résultat de mes recherches sur les amours du jeune Rouffio et de la belle Louise Cadet dans la dernière décennie de la Nouvelle-France.

Pour en savoir plus :

PROCÈS DE PIERRE ROUFFIO

ACTE DE MARIAGE DE JOSEPH ROUFFIO ET LOUISE CADET

VERSIONS FAUSSES DE L’HISTOIRE

Versions qui attribuent le rapt et le mariage à Pierre Rouffio

BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Ottawa, Le Cercle du livre de France, 1966, p. 344

  • - Boyer attribue le rapt et le mariage à Pierre Rouffio

Versions qui attribuent le rapt et le mariage à Joseph Rouffio

Version qui attribue le rapt et le mariage à Pierre-Joseph Rouffio

  • LACHANCE, André, Vivre, aimer et mourir en Nouvelle-France, Saint-Hubert, Libre Expression, 2000, pp, 89-90

028- 1685 : année de crise économique et d’épidémie

Je trouve toujours étonnant de constater à quel point l’histoire se répète.

En cette année 2009 où nous vivons une grande crise économique et une pandémie sérieuse, nous pouvons nous rassurer en nous disant que nous ancêtres (du moins ceux qui vivaient dans la ville de Québec en l’année 1685) ont vécu à peu près la même chose. La crise économique était si importante en Nouvelle-France que l’Intendant Jacques de Meules a dû inventer une nouvelle monnaie et, comble du malheur, une épidémie sans précédent a frappé Québec à l’automne et a emporté dans la mort une bonne partie de la population.

Pour en savoir plus :

MONNAIE DE CARTE

«Monnaie de carte» dans l’Encyclopédie Canadienne en ligne

ÉPIDÉMIE DE 1685

«Épidéme» dans L’Encyclopédie Canadienne en ligne

«Une épidémie à Québec en 1685» dans La ville de Québec : histoire municipale : 1 : régime français, Québec, Société historique de Québec, 1963, La pp. 65-66

ROY, Pierre-Georges, «Une épidémie à Québec, en 1685» dans La ville de Québec sous le régime français, vol. 1, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930, pp. 457-458

ROY, Pierre-Georges, «L’épidémie de 1685» dans À travers l’histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec, Lévis, 1939, p. 94

029- Une mystique de la Nouvelle-France

Cette semaine, je vous présente un personnage assez particulier de l’histoire de la Nouvelle-France, la Mère Marie-Catherine-Joseph-de-Saint-Augustin.

Considérée comme l’une des figures fondatrices de l’Église canadienne, cette jeune religieuse (elle est morte à l’âge de 36 ans) a été béatifiée par Jean-Paul II en 1989. Elle a consacré sa vie aux plus démunis et aux malades et c’est pour cette raison qu’elle s’est embarquée à l’âge de 16 ans pour la Nouvelle-France.

Mais derrière cette image de religieuse parfaite se cachait une mystique. Toute sa vie, elle sera aux prises avec d’étranges visions de dragons, de démons et de saints en plus de souffrir d’étranges maladies dont elle acceptait les souffrances «pour plaire à Dieu».

Sa vie pourrait faire l’objet de deux films complètement différents. D’un côté, on pourrait tourner un film à caractère religieux et d’un autre, tourner un film qu’on croirait inspiré par un roman de Steven King…

Pour en savoir plus :

BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Ottawa, Le Cercle du Livre de France, 1966, pp. 295-299

ROY, Pierre-Georges, «La Mère Catherine de Saint-Augustin», dans La ville de Québec sous le Régime français – vol. 1, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930, pp.205-206

ROY, Pierre-Georges, «La mort de la Mère Marie-Catherine de Saint-Augustin», dans La ville de Québec… pp. 363-364

Sites qui offrent une biographie :

Notre patrimoine religieux

Église catholique de Québec

Site dédié à Catherine de Saint-Augustin dans lequel, on offre une retranscription de sa biographie par Raguenau :

030- Les maladies de l’eau à bord des bateaux

Un des plus grands problèmes auxquels ont été confrontés les marins jusqu’au XIXe siècle a été l’entreposage et la conservation de l’eau.

L’eau était essentielle à bord pour non seulement abreuver l’équipage, mais aussi pour l’hygiène, pour la nourriture et pour les animaux. Il fallait donc prévoir de l’eau potable en quantité suffisante pour tous ces usages pour une période d’au moins 3 mois. Mais la conservation de l’eau posait problème. Entreposée dans des tonneaux de bois, elle subissait des transformations qu’on appelait «les maladies de l’eau». En tout, 3 maladies pendant lesquelles l’eau était mauvaise à boire, mais entre lesquelles, elle redevenait «potable».

Pour en savoir plus :

FONSSAGRIVES, Jean-Baptiste, Traité d’hygiène navale, 2e édition, Paris, Librairie J.-B. Baillière et fils, 1877

POISSONNIER-DESPERRIÈRES, Antoine, Traité sur les maladies des gens de mer, Paris, Imprimerie Royale, 2e édition, 1780

GAY, Jacques, «L’eau à bord sous l’Ancien Régime», Neptunia, 188, pp. 16-25

031- L’Île-aux-Sorciers

Si vous habitez au Québec, vous avez très certainement vue au moins une fois dans votre vie «L’Île-aux-Sorciers» : c’était le nom que les habitants de la Nouvelle-France avaient donné à l’Île d’Orléans, en face de Québec.

Pourquoi l’appelaient-ils ainsi? Nous ne le savons pas vraiment, mais depuis le XIXe siècle, 3 grandes hypothèses s’affrontent.

Pour en savoir plus :

ROY, Pierre-Georges, Les petites choses de notre histoire – Première série, Lévis, 1919, pp. 205-209

032- L’énigmatique Jacques Nouette, dit la Souffleterie

Bonjour à toutes et à tous,

Voici enfin (après 5 mois d’absence) cette 32e histoire de Nouvelle-France. Je vous remercie beaucoup de votre patience et de vos nombreux courriels pour réclamer une nouvelle émission le plus rapidement possible. J’avais sous-estimé le temps de production d’une telle série, mais je suis bien heureux de vous annoncer que j’ai plusieurs autres histoires en banque qui ne demandent plus qu’à être enregistrées. Vous n’aurez donc plus à attendre aussi longtemps pour entendre une nouvelle histoire. La prochaine arrivera bientôt.

Pour cette 32e histoire de Nouvelle-France, je vous présente Jacques Nouette, dit la Souffleterie. Je le qualifie d’«énigmatique» parce qu’on ne sait rien de lui, ou si peu. En fait, presque tout ce qu’on sait de lui tient dans cette émission de 14 minutes. Et les seuls véritables articles que j’ai pu trouver sur ce personnage sont ceux que je cite en bibliographie et qui ont été publiés au début du XXe siècle.

Je ne vous raconterai pas toute son histoire dans ce billet (je vous laisserai plutôt écouter l’émission), mais je vous dirai tout de même que Jacques Nouette, qui était procureur (ou praticien, comme on le disait à l’époque), semblait avoir un don pour faire parler de lui et faire des vagues. Par sa façon de vivre, il a déplu à l’évêque de Québec qui a demandé officiellement au ministre Pontchartrain de le bannir de la Nouvelle-France…

Ce n’est pas banal. Et pourtant, je n’ai trouvé aucune recherche approfondie sur lui. Alors avis aux étudiantes et étudiants en histoire qui se cherchent un sujet de maîtrise, j’ai l’impression que l’histoire de cet homme pourrait se révéler très distrayante…

Bonne écoute.

Jean-François

Pour en savoir plus :

MASSICOTTE, Édouard-Zotique, «Nouette dit la Souffleterie» in Bulletin de recherches historiques, vo.. XXI, 1915, pp. 23-25

MASSICOTTE, Édouard-Zotique, «Le roman d’un praticien» in Bulletin de recherches historiques, vo.. XXVI, 1920, pp. 220-222

033- Un procès de sorcellerie à Montréal en 1742

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette 33e histoire de Nouvelle-France.

Aujourd’hui, je vous parle de ce qui a sans doute été le plus grand procès de sorcellerie de la Nouvelle-France. Cette histoire s’est déroulée à Montréal en 1742. Ce n’est pas la seule anecdote impliquant des pratiques de sorcellerie en Nouvelle-France, mais c’est certainement celle qui a fait coulé le plus d’encre, d’autant plus qu’on peut encore voir un des objets impliqués dans cette affaire à l’Hôtel-Dieu de Québec…

L’histoire que je veux vous raconter, c’est celle d’un catoptromancien, c’est-à-dire d’un homme qui prétendait pouvoir faire apparaître le visage d’un criminel dans un miroir. Cet homme s’appelait François-Charles Havard de Beaufort, dit l’Avocat…

Bonne écoute

Jean-François

Pour en savoir plus :

BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, Montréal, Cercle du livre de France, 1966, pp. 303-306

«HAVARD DE BEAUFORT, FRANÇOIS-CHARLES, dit L’Avocat» dans «Dictionnaire biographique du Canada en ligne»-

FAUCHER DE ST-MAURICE, M., «Le crucifix outragé», in Revue Canadienne – tome 7e, Montréal, E. Senécal, 1870, pp. 92-101

HUBERT, Ollivier, «Sur la terre comme au ciel – la gestion des rites par l’Église catholique du Québec (fin XVIIe – mi-XIXe siècle), Presses de l’Université Laval, 2000, pp. 70-72

«Québec au temps du scorbut – Le crucifix outragé», Le Devoir, 13 août 2008

ROY, Pierre-Georges, «À travers l’histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec», Lévis, 1939, pp. 144-145

SÉGUIN, Robert-Lionel, «La Sorcellerie au Canada français du XVIIe au XIXe siècles», Montréal, Ducharme, 1961, pp.96-118

034 – Pour en finir avec les tourtières !

Bonjour et bienvenue à cette 34e histoire de Nouvelle-France !

Le sujet d’aujourd’hui risque d’en faire jaser plus d’un, car s’il existe un sujet de vives discussions chez les Québécois, c’est bien l’origine de certains plats nationaux, comme la poutine, le pâté chinois ou… la tourtière !

Or, en Nouvelle-France, la tourtière existait. Mais était-ce un pâté de viande? Était-ce fait avec seulement des tourtes? Était-ce autre chose?

Il faudra écouter l’émission pour le savoir !

Pour en savoir plus :

DOUVILLE, Raymond et CASANOVA, Jacques-Donat, «La vie quotidienne en Nouvelle-France», Hachette, 1964 p. 66

Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française

LIGER, Louis, BASTIEN, Jean-François, «La nouvelle maison rustique : ou Économie rurale, pratique et générale de tous les biens de campagne», Tome troisième, Paris, Deterville et Desray, 1798, p. 869

035- Un scandale de corruption

Bonjour à toutes et à tous,

Voici un bon bout de temps que je ne vous ai présenté une histoire… J’avais, en fait, commencé à écrire celle-ci au printemps dernier alors que fusaient diverses accusations de scandales à l’endroit du gouvernement québécois. Je me suis alors demandé s’il y avait eu de tels scandales en Nouvelle-France.

Or, nous n’avons rien à envier à la Nouvelle-France sur ce chapitre! Dans les années qui ont suivi la défaite française en Amérique, le Conseil d’État du roi a mis sur pied une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur des allégations de fraude et d’abus de la part d’administrateurs, de hauts officiers civils et militaires, ainsi que de marchands qui ont tous «sévi» sous l’Intendant Bigot.

Près de 60 personnes ont été accusées dans ce procès. Une vingtaine ont été trouvées coupables, dont Bigot lui-même qui demeure encore aujourd’hui dans la mémoire collective synonyme d’escroc.

Mais il y a plus, dans ce procès, que la simple histoire de fraudeurs qui se font condamner. Il est également intéressant d’analyser les motivations de la France à intenter un tel procès. La couronne voulait-elle simplement «chercher la vérité»? Non. Elle avait d’autres intérêts.

Malheureusement, très peu d’historiens ont fait une analyse poussée de ce procès (pourtant, les sources qui nous sont restées sont abondantes). On se contente de répéter que «Bigot et sa bande» étaient des voleurs. C’est sans doute vrai. Mais il y a plus à ce procès que la simple volonté de punir des coupables…

Pour en savoir plus :

SOURCES

«Jugement rendu souverainement et en dernier ressort, dans l’Affaire du Canada», Paris, Antoine Boudet, 1763

«Mémoire pour Messire François Bigot, ci-devant Intendant de Justice, Police, Finance et Marine en Canada, accusé : contre Monsieur le Procureur-Général du Roi en la Commission, Accusateur», vol. 2, Paris, Imprimerie de P. Al. Le Prieur, 1763

ÉTUDES

CÔTÉ, André, «L’affaire du Canada (1761-1763)», Cap-aux-diamants, No. 83, Automne 2005, pp. 10-14

CÔTÉ, André, «Joseph-Michel Cadet (1719-1781) négociant et munitionnaire du roi en Nouvelle-France», Sillery, Septentrion, 1998
[L’Affaire du Canada – pp. 195-256]

FRÉGAULT, Guy, «François Bigot, administrateur français», Montréal, Lés études de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, 1948

ROY, Pierre-Georges, «Bigot et sa bande et l’Affaire du Canada», Lévis, 1950

036- Pierre LeMoyne d’Iberville est-il le père de ses enfants?

Bonjour à toutes et à tous,

Après le dernier épisode dans lequel je traitais d’un sujet assez sérieux, je me suis dit qu’il serait intéressant de m’adonner aux potins… Un petit potin historique… pourquoi pas?

J’ai intitulé l’épisode «D’Iberville était-il le père de ses enfants?» un peu pour provoquer, bien sûr. Mais je vais explorer 2 questions sur les enfants de d’Iberville :

  1. Combien d’enfants a-t-il eu?
  2. Est-il le père non pas de ses enfants, mais de certains de ses enfants.

Bien sûr, cette histoire n’a aucune incidence sur la suite de l’histoire de la Nouvelle-France, mais j’ai toujours trouvé intéressant que les historiens ne s’entendent pas sur la question du nombre de ses enfants (certains disent 5, d’autres 6) et que personne ne remette en question les vertus de sa femme. Et pourtant….

Pour en savoir plus :

DE CATHELINEAU, Emmanuel, «Les beaux mariages d’une Canadienne» in Nova Francia, vo.. VI, 1931, pp. 144-181

FRÉGAULT, Guy, Pierre Le Moyne d’Iberville, Montréal, Fides, 1968

LEMOYNE DE SÉRIGNY, Gérard, «La descendance de Pierre LeMoyne d’Iberville», Texte dactylographié, Fonds LeMoyne de Sérigny, Avril 1974, 3 pages

«Pierre Le Moyne d’Iberville et Mlle Picoté de Belestre», Bulletin de recherches historiques, VI, 1931, pp. 144-186

POTHIER, Bernard, «Pierre LeMoyne d’Iberville», Dictionnaire biographique du Canada (en ligne)

037- La Chasse-Galerie en Nouvelle-France

Bonjour à toutes et à tous,

J’aimerais tout d’abord vous présenter mes excuses pour l’incroyable retard dans mes émissions. Cette absence prolongée n’est ni due à un abandon ou à un manque d’histoires à raconter. Au contraire !

Mais comme je ne voulais pas vous laisser en plan en vous présentant une histoire maintenant et une nouvelle dans plusieurs mois, j’ai donc décider de tenter une nouvelle façon de travailler. Je viens d’enregistrer 5 émissions que je diffuserai à toutes les 2 semaines.

Le prochaines histoires seront donc disponibles les 9 mars, 23 mars, 6 avril et 20 avril. Cela devrait me donner le temps de faire les prochaines recherches et d’écrire les prochaines émissions.

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Cette semaine, je vous parle de la Chasse-Galerie. S’il est une légende qui est propre aux francophones d’Amérique, c’est bien celle-là !

L’an dernier, quand j’ai eu l’idée de vous présenter ce thème, je me disais qu’il serait intéressant de vous raconter la genèse de ce conte. Je me disais que ce serait facile, car je pensais bien connaître l’origine de cette légende…. Je n’avais qu’à chercher quelques références et ouvrir le micro….

Erreur.

Je me suis rendu compte que tout ce que je croyais savoir était faux. Alors que pendant des années j’ai présenté les origines de la Chasse-Galerie comme étant médiévales, remontant à un certain Sieur de Gallery, il semblerait que tout cela soit faux.

Pour en savoir plus :

BRETHÉ, E., «Une supercherie littéraire : la chanson de la Chasse Gallery», dans Bulletin de la Société de mythologie française, 19, 1955, pp. 62-89

«La Chasse-Galerie au Canada», dans Revue des traditions populaires, tome 8, no:11, Novembre 1893, p. 566

«La Mesnie Hellequin», dans Revue des traditions populaires, 20e année, Tome 20, no:5, Mai 1905, pp. 178 et 184

LE QUELLEC, Jean-Loïc, «La chasse-galerie du Poitou à l’Acadie», Iris, Centre de recherches sur l’imaginaire, Université de Grenoble 3, 18, pp. 125-146 (en pdf)

«Les Chasses fantastiques», dans Revue des traditions populaires, 20e année, Tome 20, no:4, avril 1905, p. 163

VERRIER, A.-J., ONILLON, R., Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l’Anjou, Tome second, Angers, Germain et G. Grassin, 1908

Première mention de la Chasse-galerie au Canada :

LEBRUN, Isidore, 1833, Tableau statistique et politique des deux Canadas, Paris, Treuttel et Würtz, 540 p. + 1 c. (voir p. 267)

Exemple d’activité de faussaire de Benjamin Fillon, le «découvreur» de l’histoire du Sieur de Gallery (p. 43)

Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 77, no: 2, 1980, p. 43

038- Défense de glisser dans les rues de Québec

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine, je vous raconte une bizarrerie que j’ai trouvée dans un recueil d’ordonnances de la Nouvelle-France : le 24 décembre 1748, l’Intendant Bigot interdit à quiconque de glisser dans les rues de Québec, sous peine d’emprisonnement !

Je n’ai trouvé aucune suite à cette histoire. J’ignore donc si l’ordonnance a été suivie ou encore si une personne a été condamnée pour ce «crime»…

Mais je trouvais intéressant de vous la présenter.

Voir :

Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, concernant le Canada, P.E. Desbarats, 1806, p. 111

Inventaire des ordonnances des intendants de la Nouvelle-France [1705-1760], Archives de la Province de Québec, Beauceville l’Éclaireur, p. 116

Et voici le texte de l’ordonnance :

ORDONNANCE
Qui défend de glisser dans la Ville
FRANÇOIS BIGOT &c
SUR ce qui nous a été représenté que les enfants et même de grandes per sonnes glissent en traînes, en patins et autrement dans les différentes côtes de cette ville, ce qui expose les passants à des accidents, comme il est déjà arrivé par la vitesse avec laquelle ils peuvent tomber sur eux, n’ayant pas le tems de se ranger pour les éviter. A quoi étant nécessaire de remédier, Nous faisons très expresses inhibitions et défenses à toutes personnes, et aux enfans de glisser dans les rues de cette ville, soit en traînes, en patins ou autrement, à peine contre les grandes personnes de dix livres d’amende, payable sans déport et applicable aux Hôpitaux; et quant aux enfans qui seront pris en contravention, déclarons que leurs pères et mères seront contraints au payement de pareille amende de dix livres pour chacun de leurs enfants, lesquels dits enfans garderont prison, jusqu’à ce que leurs dits pères et mères ayent satisfait à la dite amende, et à l égard des enfans qui n’auraient ni pères ni mères, nous prévenons leurs maîtres, leurs tuteurs, parens ou autres particuliers chez lesquels ils demeureront, qu’ils seront également contraints au payement de l’amende, que s’ils étoient leurs propres enfants. Mandons aux Officiers de Police de tenir exactement la main à l’exécution de la présente Ordonnance qui sera lue publiée et affichée partout où besoin sera à ce que personne n’en puisse prétendre cause d’ignorance fait à Québec le vingt quatre Décembre 1748.
Signé BEGON

039- Les déchets en Nouvelle-France

Cette semaine, je vous présente une émission en odoramat, car je peux vous assurer qu’après cet épisode, vous ne regretterez nullement l’odeur des rues de la Nouvelle-France et que vous leur préférerez l’odeur des automobiles !

On étudie peu l’histoire des déchets et pourtant, tous les pays de toutes les époques ont dû composer avec ce problème. Aujourd’hui, nous prenons pour acquis la gestion des déchets. Mais en Nouvelle-France, il n’y avait aucun service de récolte des ordures. Et pire : il n’y avait aucune poubelle…

AVERTISSEMENT : si vous voulez conserver une image romantique des rues du Vieux-Québec ou de n’importe quelle ville ancienne, n’écoutez pas cet épisode !

Pour en savoir plus :

Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, concernant le Canada, P.E. Desbarats, 1806

JEAN, Régis, PROULX, André, «Le commerce à Place-Royale sous le régime français : synthèse», Québec, Gouvernement du Québec, 1995, pp. 414-419

LACHANCE, André, «La vie urbaine en Nouvelle-France», Montréal, Boréal Express, 1987, pp. 82-91

SAUCIER, Roger, «L’hygiène à Québec sous le régime français», Université Laval, 1958, 182p.

040 – Un enfant abandonné en Nouvelle-France

Cette semaine, je vous présente une histoire incroyable, celle d’un enfant vivant en Normandie, mais qu’une belle-mère jalouse aurait fait abandonner en Nouvelle-France.

Certains historiens la décrivent comme vraie, mais l’est-elle réellement?

Pour en savoir plus :

Encyclopédie méthodique – tome second, Paris, Panckoucke, 1786, p. 265

Le Grand dictionnaire historique, ou le mélange curieux de l’histoire sacrée et profane, tome 4, Paris, Librairies associées, 1759 p.226

«L’Odyssée de Jean-Baptiste Couture», Le Canada Français, Publication de l’Université Laval, organe de la Société du parler français au Canada, volume 20, 1933, pp. 39-43

Mémoires pour servir à l’histoire des hommes illustres dans la république des lettres, tome 27, Paris, Briasson, 1784, p.85-90

Claude Gros de Boze, « Éloge de M. l’abbé Couture » in Histoire de l’Academie royale des inscriptions et belles-lettres depuis son établissement, avec les éloges des académiciens morts depuis son renouvellement, Hippolyte-Louis Guérin, Paris, vol. III, 1740, p. 37-62

041 – Un PPP à l’origine de la Nouvelle-France

Bonjour à toutes et à tous,

Je sens que le titre de cet épisode risque d’en faire sursauter plus d’un!

Et pourtant, c’est vrai, car le tout premier voyage de «découverte» en partance de la France vers le Nouveau Monde (et lors duquel on a donné le nom à la Nouvelle-France) est né de la collaboration du roi de France d’un regroupement de banquiers et commerçants italiens installés à Lyon et à Rouen.

Et ceci, une bonne dizaine d’années avant le premier voyage de Jacques Cartier…

Pour en savoir plus :

DE LA CROIX, Robert, «Histoire secrète des océans», Saint-Malo, Bertrand de Qénetain, 1998, pp. 59-60

DE LA RONCIÈRE, Charles, «Histoire de la marine française, vol. III – Les guerres d’Italie», Paris, Plon, 1906, pp. 258 et ss.

EMMANUEL, Marthe, «La France et l’exploration polaire», Nouvelles éditions latines, 1959

JACOB, Yves, «Jacques Cartier», Saint-Malo, Bertrand de Quénetain, 2000, pp. 42-44

LITALIEN, Raymonde, «Les explorateurs de l’Amérique du Nord», Sillery, Septentrion, 1993, pp. 51-55

VERGÉ-FRANCESCHI, Michel, «De la relation de voyage dieppoise au traité de marine parisien» in «Le livre maritime au siècle des Lumières – Édition et diffusion des connaissances maritimes (1750-1850)», Paris, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 2005, pp. 27-48

042- Les magouilles d’un marchand de vin

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine, je vous parle des magouilles de Samuel Bernon, un marchand de La Rochelle, qui a tenté, avec l’aide d’autres marchands de Québec, de s’approprier le monopole du commerce du vin en Nouvelle-France.

Pour en savoir plus :

BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français», Montréal, Le Cercle du livre de France, 1966, pp. 380-381

Jugements et délibérations du Conseil souverain de la Nouvelle-France, Québec, A. Côté et cie, 1885, pp. 953 à 957 et 1019 à 1021

Navires venus en Nouvelle-France – Répertoire des marchands de Abraham à Bluteau – Des origines à 1699

BOSHER, Jean-François, Négociants et navires du commerce avec le Canada de 1660 à 1760: dictionnaire biographique, Ottawa, Service canadien des parcs, Lieux historiques nationaux, 1992

043 – Défense à la Dame de la Forêt de faire tourner son moulin

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine, je vous parle d’une anecdote dont le titre m’a beaucoup fait sourire quand je l’ai lu dans Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État. On y faisait défense à une certaine «Dame de la Forêt» de faire tourner son moulin sur l’Île d’Orléans…

Je me disais que voilà une chose bien étrange : après les sorciers de l’Île d’Orléans, voilà maintenant que nous avons une «Dame de la Forêt»… Mais nous nageons en plein Seigneurs des Anneaux, me disais-je !

La réalité est toutefois plus prosaïque, mais elle m’a permis de découvrir une autre femme de la Nouvelle-France qui rivalisait avec les hommes au niveau des échanges commerciaux et qui a réussi à se faire appeler «comtesse» de Saint-Laurent pendant quelques années.

Bonne écoute !

Jean-François

Pour en savoir plus :

Charlotte-Françoise JUCHEREAU DE SAINT-DENIS, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d’État du roi, concernant le Canada, p. 172

François DAUPHIN DE LA FOREST, dans Dictionnaire biographique du Canada

François Viennay-Pachot, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne

ROY, Pierre-Georges, La famille Juchereau Duchesnay, Lévis, Université d’Ottawa, 1903, p. 135

044 – Jean Corolère, bourreau de coeur


Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette nouvelle histoire de Nouvelle-France.
Si vous vous rappelez bien, à l’histoire 27 de ces 104 histoires de Nouvelle-France, je vous avais dit qu’à l’époque, on ne se mariait pas par amour. Et bien, j’en ai trouvé une histoire de mariage d’amour.

Ou, du moins de la part d’une des personnes, car l’homme en question était à se point amoureux de sa femme, qu’il est devenu «exécuteur de hautes oeuvres» (ou bourreau) pour la sauver de la mort.

Ça, mesdames, c’est de la galanterie !

Pour en savoir plus :

BOYER, Raymond, Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle, L’Encyclopédie du Canada français, vol. 5, Ottawa, 1966, p. 232

LACHANCE, André, «Les prisons au Canada sous le Régime français», Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 19, no : 4, 1966, pp. 561-565

LACHANCE, André, «Jean Corolère», Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Œuvres inspirées de cette histoire :

OPÉRA :

Marrying the Hangman (Chamber Opera in one act) – Livret : Margaret Atwood, Adaptation par Benjamin Twist et Ronald Caltabiano. – 1999

THÉÂTRE

HAUY, Monique, «Françoise et le maître des Hautes Oeuvres», 2010

CINÉMA

«The Hangman’s Bride», 1996, Réalisé et produit par : Naomi McCormack

Voir extrait

045 – Les édentés de la Nouvelle-France

Bonjour à toutes et à tous,

Le sujet de cette semaine est, je l’avoue, un peu bizarre. Mais il m’est venu récemment lors d’une visite chez le dentiste. J’avais déjà lu quelques trucs sur l’aspect des dents des habitants de la Nouvelle-France et ça m’a donné le goût d’aller plus loin et je me suis dit : allons voir l’état des dents des habitants de la Nouvelle-France.

Mais je me suis buté rapidement à un problème de taille : il n’y a pratiquement rien (aucune source ou étude) qui parle des soins dentaires en Nouvelle-France. Dans les études sur l’hygiène personnelle, on parle de la façon de se laver, de se raser, mais pour ainsi dire rien sur le soin des dents…

J’ai donc dû me rabattre sur les sources de l’époque, mais en allant voir du côté de la France. Car si les soins du corps étaient si rapprochés entre la France et la Nouvelle-France, ça devait être la même chose pour les dents…

Pour en savoir plus :

046 – Susanna Johnson, une esclave blanche en Nouvelle-France

Bonjour à toutes et à tous,

Cette nouvelle histoire se déroule dans un contexte assez particulier et montre un côté sombre de l’histoire de la Nouvelle-France : l’esclavage. Depuis quelques années, on parle de l’esclavage en Nouvelle-France : il y a eu des expositions, des livres, des émissions de télévision… On ose maintenant dire que nos ancêtres ont pratiqué l’esclavage des Noirs et des Amérindiens.

Mais on a aussi pratiqué l’esclavage des Blancs. Pendant le XVIIe et le XVIIIe siècles, de nombreux habitants de la Nouvelle-Angleterre ont été enlevés par les Abénakis et ramenés comme esclaves en Nouvelle-France. Plusieurs ont été vendus à des Français qui leur rendaient la liberté en échange d’une rançon ou qui les faisaient travailler, faute de main d’oeuvre.

Je vous raconte aujourd’hui l’histoire de Susanna Johnson, une Néo-Anglaise qui a été enlevée avec sa famille en 1754 et qui a vécu comme esclave d’un chef abénaki avant d’être vendue au gouverneur de la Nouvelle-France.

Je vous encourage à lire le récit de sa captivité (une version française est disponible depuis 2003). J’y ai, personnellement, découvert tout un pan de la société de la Nouvelle-France que j’ignorais.

Pour en savoir plus :

047 – Des procès pour suicidés

Bonjour à toutes et à tous,

Après une histoire aussi sérieuse, aussi lourde et aussi longue que la dernière (sur l’esclavage blanc en Nouvelle-France), j’ai décidé cette fois-ci de vous présenter une histoire sur un ton beaucoup plus léger.

Bien que cela nous semble étrange aujourd’hui, il était possible sous l’Ancien Régime de poursuivre en justice une personne qui était morte. On appelait cette procédure «Procès au cadavre». Mais avant de procéder à une telle mesure, on invoquer un crime grave comme celui de lèse-majesté… ou de suicide.

Or, même si le mot «suicide» n’existait pas en français à l’époque de la Nouvelle-France, plusieurs personnes sont tout de même passées à l’acte, se rendant automatiquement coupables d’un acte criminel grave… D’où des procès pour gens qui se sont suicidés ou qui ont tenté de le faire.

Pour en savoir plus :

Bonne écoute et à bientôt !

Jean-François

048 – Un spécialiste de l’évasion

Bonjour à toutes et à tous,

Après une pause pour de petites vacances bien méritées, me revoici avec une histoire légère d’un homme dont on ne sait rien, sinon qu’autour des années 1670, il s’est fait arrêté près d’une douzaine de fois par les autorités et qu’à chaque coup, il réussissait à s’enfuir. Dollier de Casson, qui nous relate en quelques mots les exploits de cet homme, le décrit en disant qu’il était «un prisonnier célèbre», tant et si bien qu’il ne juge pas à propos de nous dévoiler son nom… Il le soupçonnait même de se laisser capturer volontairement pour mieux insulter ses gardiens en trouvant de nouvelles façons de se libérer de ses liens.

Mais après 1672, nous n’avons plus de nouvelles de lui… Édouard-Zotique Massicotte a bien tenté d’émettre une hypothèse sur l’identité de ce maître de l’évasion, mais ses arguments sont bien minces.

Pour en savoir plus :

  • BOYER, Raymond, «Les crimes et les châtiments au Canada français du XVIIe au XXe siècle», Montréal, Le Cercle du Livre de France, 1966, p. 423
  • DOLLIER DE CASSON, Histoire de Montréal, vol. 3 p. 117
  • MASSICOTTE, Édouard-Zotique, «Celui qu’on ne pouvait détenir au XVIIe siècle», Bulletin des recherches historiques, 48, 1942, pp. 12-14

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Pendant la fin de semaine du 19 au 21 août 2011, je serai à la Fête des chants de marins de Saint-Jean-Port-Joli pour y réaliser le 100e épisode de mon autre balado Bordel de Mer – la radio Internet des chants de marins et pour y mener des entrevues qui seront diffusées dans le cadre des Grandes Rencontres Bordel de Mer. Si vous êtes dans le coin, venez faire un tour ! Ça me ferait bien plaisir de vous rencontrer et de discuter un peu de Nouvelle-France et de chants de marins avec vous !

En espérant vous y voir !

Jean-François

049- Jacques Duchesneau brouille les cartes

Bonjour à toutes et à tous,

Tout d’abord, j’aimerais vous présenter mes excuses de n’avoir pas posté de nouvelle histoire depuis si longtemps! Je suis vivant et j’ai bel et bien l’intention de compléter mes 104 histoires! Mais puisque ce projet demande plus de temps que je l’avais prévu au départ et qu’il est entièrement auto-financé, j’ai eu besoin (et j’aurai encore à le faire) de m’absenter pour faire le plein de ressources.

La bonne nouvelle (car il y en a une), c’est que j’ai onze nouvelles histoires qui sont presque prêtes à être enregistrées! Je serai donc en mesure de publier de nouvelles histoires de façon plus régulière. =)

Autre point important : pendant mon absence, j’ai eu quelques problèmes avec mon ordinateur et j’ai perdu tous les courriels qui étaient envoyés à info@104histoires.com. Si vous m’avez écrit depuis le début de l’année et que je ne vous ai pas répondu, n’hésitez pas à m’écrire à nouveau. Je ferai tout en mon pouvoir pour vous répondre rapidement.

Et finalement, j’aimerais vous remercier de votre écoute. J’ai commencé ce projet pour me faisant plaisir en vous racontant des histoires. J’étais loin d’espérer qu’elles vous plairait tant!

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Dans cette nouvelle histoire, j’aimerais relier 2 événements qui ont marqué le printemps 2012 au Québec : le conflit étudiant et la Commission Charbonneau.

Ce qui a attiré mon attention dans le conflit étudiant, ce ne sont pas les revendications, mais plutôt la division au sein de la population. Or, j’ai trouvé un événement qui, il y a près de 340 ans, a divisé, lui-aussi, la population. Et plusieurs personnes d’influence ont payé cher leur allégeance à l’un ou l’autre camp.

Et pour ce qui est de la Commission Charbonneau, c’est Jacques Duscheneau qui m’intéresse. Car l’événement que je vais vous raconter met en scène un certain Jacques Duscheneau qui a été envoyé en Nouvelle-France à titre d’intendant et qui est venu, lui aussi, brouiller les cartes… Car une guerre s’est rapidement déclarée entre lui et le Gouverneur de l’époque, Frontenac.

Pour en savoir plus :

Boisseau, Josias, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Buade, Louis de, comte de Frontenac et de Palluau, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Duchesneau de la Doussinière et d’Ambault, Jacques, dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne

Pour des règlements qui interdisaient aux Gouverneurs d’emprisonner des habitants :

ROY, Pierre-Georges, Petites choses de notre histoire, vol. 1, Lévis, 1919

050- Un des premiers conflits sur les mines

Depuis quelques années, l’industrie minière a suscité … Comment pourrait-on dire… plusieurs débats au Québec. Et pas seulement à cause des impacts environnementaux, mais aussi pour dénoncer les avantages consentis aux entreprises qui oeuvrent dans ce secteur.

Pourquoi parler de cela?

Parce que ce n’est pas d’hier que l’exploitation minière dans la vallée du Saint-Laurent et en Acadie fait jaser : la première cause que j’ai trouvée remonte (tenez-vous bien) aux héritiers de Jacques Cartier, 20 ans avant la fondation de Québec!

En faisant mes petites recherches sur cette histoire, une impression de «déjà-vu» me revenait contamment en tête. J’avais presque l’impression de lire les journaux d’aujourd’hui tellement certains détails ressemblent à des préoccupations actuelles : non seulement parle-t-on d’exploiter des mines, mais les deux grands acteurs de ce débat sont d’un côté, une entreprise privée qui demandait à l’État de lui accorder un monopole commercial et d’un autre côté, un groupe d’hommes d’affaires qui s’opposaient à cette entente en invoquant… «la liberté de commerce»…

Alors : qui a dit que l’histoire n’était pas d’actualité?

Pour en savoir plus :

DIONNE, Narcisse-Eutrope, La Nouvelle-France de Cartier à Champlain, 1540-1603, Québec, C. Darveau, 1891, pp. 116 et ss.

JACQUES NOËL, Dictionnaire biographique du Canada en ligne

RAMÉ, Alfred, Documents inédits sur Jacques Cartier et le Canada, Paris, Librairie Tross, 1865

Sur le Cap de Conjugon :

RAPEYRON, Ludovic, Revue de géographie, Volumes 20 à 21 (voir p. 266 – il y a seulement un extrait sur Google Books qui se rapporte à l’aventure de Jacques Noël)

LANCTÔT, Gustave, Histoire du Canada : des origines au régime royal (p. 115 – Ce serait en Acadie)

 

051- Québec contre une dot

Bonjour à toutes et tous,

Combien vaut (ou valait) la ville de Québec? Que diriez-vous d’une dot et de deux bateaux? Trop peu? C’est, du moins, ce que le roi d’Angleterre, Charles 1er, a réclamé au roi de France avant de lui redonner possession de Québec, en 1629.

À l’été 1629, des bateaux anglais, menés par les frères Kirke, ont assiégé Québec et ont réussi à s’en emparer.

Je n’entrerai pas ici dans tous les détails de cette entreprise (ça se trouve assez facilement dans les livres d’histoire). J’aimerais, cependant, à souligner que cette première prise de Québec n’était pas le fruit du hasard. Elle s’inscrivait dans une des nombreuses guerres que se sont livrées la France et l’Angleterre au cours des siècles.

Et c’est en gardant cette perspective en tête qu’on pourra bien comprendre cette histoire, celle de la restitution de la ville aux Français.

Pour en savoir plus :

Aux origines de la vie québécoise, Québec, Gouvernement du Québec, Ministère de la culture et des communications, 1995, pp. 46-47

LACOURSIÈRE, Jacques, «Histoire populaire du Québec», p. 60

052- Pour en finir avec la Terre plate

Pour cette 52e histoire (qui marque la moitié du projet), je m’offre un sujet qui me tient particulièrement à coeur : la question de la Terre Plate!

Il n’y a pas longtemps, j’ai retrouvé une note sur laquelle je relatais une remarque entendue pendant une formation que je suivais. Notre «formateur» prétendait qu’à l’époque des grands explorateurs (donc, dans les premières décennies de la Nouvelle-France), les gens croyaient que la Terre avait la forme d’un disque. Qu’elle était plate, quoi. Ceci ajoutait, disait-il, à la bravoure de ces hommes qui quittaient l’Europe pour explorer le Nouveau Continent.

Est-ce vrai tout ça?

Pour en savoir plus :

ORESME, Nicole, BURTON, Dan, «Nicole Oresme’s De visione stellarum (On seeing the Stars): A critical Edition of Oresme’s Treatise on Optics and Atmospheric Refraction», Brill, 2007, 319 p.

Manuel Francisco de Barros e Sousa Santarém (Visconde de), «Essai sur l’histoire de la cosmographie et de la cartographie [...]», Imprimerie Maulde et Renou, 1850 (pour informations sur Mathieu Paris et son Imago Mundi, voir page 258).

MICHAUD, Louis Gabriel, «Cosmas d’Alexandrie» dans Biographie universelle, ancienne et moderne – vol. 10, Paris, Michaud et Frères, 1813, pp. 31-32

Article sur la pensée des pères de l’Église sur la question