104 histoires de
NOUVELLE-FRANCE

avec Jean-François Blais

Les histoires

053-Des Anglais au service des Français

L’histoire de cette semaine ressemble à un film d’action dans lequel il y aurait trop d’action. Un film d’intrigues qui mèle le contrôle sur le commerce, des activités illégales, des navires détruits, des changements d’allégeances, et j’en passe.

L’histoire que je vous raconte est celle de John Outlaw et de John Abraham. Deux personnages sur lesquels on n’a que très peu d’informations, mais le peu qu’on connaît donne le vertige.

En résumé, je pourrais vous les présenter en vous disant simplement que dans le dernier quart du XVIIe siècle, ils travaillaient tous les deux pour la Compagnie de la Baie d’Hudson et qu’à la suite d’ennuis reliés à des activités illégales, ils sont passés du côté des Français.

Ça, c’est pour le synopsis.

Malheureusement, si grâce aux archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson, on connaît bien leurs allées et venues du temps qu’ils étaient à son emploi, on ne trouve presque rien à partir du moment où ils passent du côté des Français.

Et c’est dommage, car je crois qu’ils feraient l’objet d’un très bon livre d’histoire qui pourrait se lire comme un roman et d’un bon documentaire qui se regarderait comme un film d’aventures.

Je vous présente tout de même cette semaine ce que j’ai appris sur eux.

054 – Une attaque de corsaires à Terre-Neuve

Bonjour à toutes et à tous! Je suis très heureux de vous retrouver avec de nouvelles histoires de Nouvelle-France!

Aimez-vous les histoires de pirates?

J’aimerais maintenant vous raconter le récit peu connu dans l’histoire de la Nouvelle-France d’une bataille navale qui s’est déroulée en 1690 sur l’île de Terre-Neuve avec, en toile de fond, des attaques de flibustiers anglais contre des postes français et des raids de flibustiers français contre des postes (vous l’aurez deviné) anglais.

L’histoire de l’expédition du capitaine de la Lande est étonnante. Je la range dans la catégorie de récits qu’on peine à croire réels ou même réalistes. Ils semblent plus appartenir au monde du cinéma qu’à la discipline historique dite «sérieuse». J’avoue avoir hésité moi-même avant de l’inclure dans ces chroniques, car à un certain moment, je doutais de sa véracité : peu de sources qui nous sont parvenues de la Nouvelle-France la mentionnent et des erreurs de transcriptions se sont glissées dans le texte sans jamais avoir été corrigées.

Bonne écoute!

Pour en savoir plus :

Source principale:

«Relation du cappitaine de la Lande», in Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France, recueillis aux archives de la Province de Québec, ou copiés à l’étranger, Vol. II, Québec, Imprimerie A. Côté et Cie, 1884, pp. 16-17

Autres sources:

Antoine François Prévost d’Exiles,Histoire générale des voyages, ou nouvelle collection de toutes les relations de voyages par mer et par terre, vol. 23, De Hondt, 1777, 477 p.

«16 December, 1691; [Captain] Charles Hawkins – extract from « Answers to the several heads of Inquiries from the Lords of the Committee of Trade concerning Newfoundland in the year 1691», Great Britain, PRO, Colonial Office, CO 1/68 (92i), 259-262v, see 261v, 262., MHA 16-D-2-009. Transcribed by P.E. Pope.

Site Internet sur les fouilles archéologiques à Ferryland (Forillon) :

http://colonyofavalon.ca

Site Internet de la région de Ferryland (Forillon) dont je parle dans cette histoire:

http://ferryland.com

055 – Un chirurgien allemand en Nouvelle-France

Quand on parle des habitants de la Nouvelle-France, on a souvent l’impression qu’ils formaient un bloc culturel unique. D’un côté il y avait, bien entendu, les Amérindiens, mais dans le groupe des Européens (ou des descendants d’Européens), on pense généralement que seuls des Français étaient venus s’établir ici.

Pour cette 55e histoire de Nouvelle-France, je vous présente les grandes lignes de la vie de Charles-Elemy-Joseph-Alexandre-Ferdinand de Feltz, un chirurgien allemand arrivé en Nouvelle-France en 1738 avec presque rien et qui a réussi, au fil des années, à devenir un des hommes les plus riches et les plus connus (à son époque) de la Nouvelle-France.

Pour en savoir plus :

JANSON, Gilles, FELTZ (Felx, Fels, Felts), CHARLES-ELEMY-JOSEPH-ALEXANDRE-FERDINAND, dans le Dictionnaire biographique du Canada en ligne

RHEAULT, Marcel J., «La médecine en Nouvelle-France: les chirurgiens de Montréal, 1642-1760», Septentrion, 2004

Sur l’immigration allemande en Nouvelle-France :

Encyclopedia of Canada’s peoples Par Paul R. Magocsi,Multicultural History Society of Ontario

Les Allemands au Québec, 18e siècle – Quelques sources à consulter

KAUFHOLTZ-COUTURE, Claude, «Le monde germanique de la Nouvelle-France au XVIIe siècle, 1re partie», Revue Germaniques: Ahnengalerie, Vol. 8 No 1, Janvier-Avril 2008, Cahier 22, pp. 38-39

***

L’image des instruments de chirurgie provient de la Library of Congress. URL de l’image.

056 – Un moine bénédictin caché en Nouvelle-France

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à cette 56e histoire de Nouvelle-France.

Aujourd’hui, j’aimerais vous raconter l’histoire d’un moine bénédictin qui a fui la France, qui s’est réfugié en Nouvelle-France, mais dont l’histoire, à son retour en Europe a créé un véritable scandale dans les journaux de Hollande.

Alors, pour un certain temps, au début du XVIIIe siècle, la Nouvelle-France a eu mauvaise presse (et je pense qu’on peut vraiment dire ça comme ça) en Hollande.

Voici donc l’histoire de ce moine ermite caché en Nouvelle-France.

Jean-François

Pour en savoir plus:

«L’hermite des Trois-Pistoles», BRH, vol. 5, 1899, pp. 260

Nive Voisine, « POULET, GEORGES-FRANÇOIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

«Le bénédictin dom Georges-François Poulet» dans la Nouvelle-France, RAPQ, 1922–23 : 274–289 (c’est dans ce lien qu’on peut trouver le témoignage du moine Poulet à son retour en Hollande)

***

L’image des instruments de chirurgie provient de la Library of Congress. URL de l’image.

057 – Un gouverneur de Montréal en prison

Bonjour à toutes et à tous!

Vous connaissez certainement cette phrase : « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument » (Lord Acton).

Elle a été écrite au XIXe siècle, mais elle décrit à merveille la situation politique en Nouvelle-France. Je vous ai, d’ailleurs, déjà parlé de la corruption qui y sévissait.

Je vous en présente aujourd’hui un nouvel exemple, celui de François-Marie Perrot, 2e gouverneur de Montréal (oui, oui… 2e gouverneur : ça a commencé tôt!!!).

Et c’était tout un champion! Il s’adonnait à la traite illégale des fourrures, il usait de la force pour intimider les gens qui s’opposaient à lui et il était entré en guerre ouverte avec le Gouverneur général de la Nouvelle-France, Frontenac.

Son comportement était si répréhensible que le gouvernement français, qui généralement défendait les gouverneurs, s’est senti obligé d’intervenir en l’envoyant passer un séjour en prison, à la Bastille.

Bonne écoute!

Jean-François

Pour en savoir plus :

BAUDRY, René, « DES FRICHES DE MENEVAL, LOUIS-ALEXANDRE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

En collaboration avec Émery LeBlanc, « ROBINAU DE VILLEBON, JOSEPH », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003

ECCLES, W. J., «Perrot, François-Marie», dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003

LACOURSIÈRE, Jacques, Histoire populaire du Québec, Volume 1, Septentrion, 1995, p. 155 et ss.

MALCHELOSSE, Gérard, « Perrot, neveu de Talon, deuxième gouverneur de Montréal », Cahier des Dix vol.7, Montréal, 1942, pp. 129-160

YON, Armand, « François de Salignac-Fénelon, sulpicien (1641-1679), Le Cahier des Dix, vol 34, Montréal, 1969, pp. 119-143

 

AU SUJET DE LA PRISE DE PORT-ROYAL PAR LES ANGLAIS
«Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France», Québec, J. Blanchet éd., 1884 (plusieurs pages où il est fait mention de Perrot

AU SUJET DE LA BASTILLE

LAMBERT, Anne-Sophie, La Bastille ou «l’Enfer des vivants»?, BNF

058 – La course à la succession de Frontenac

Bonjour à toutes et à tous!

Aujourd’hui, quand un chef d’État, de gouvernement ou encore d’un parti politique meurt, on lance ce qu’on appelle une «course» à sa succession.

Bien entendu, c’est à prendre au sens figuré. On s’imagine très mal des femmes et des hommes politiques s’affronter sur la piste de course…

Et pourtant, un événement semblable s’est déroulé en Nouvelle-France!

À la fin du mois de novembre 1698, Frontenac est mort soudainement à Québec d’une crise d’asthme alors qu’il était encore gouverneur général de la Nouvelle-France. Les deux candidats favoris pour sa succession étaient Callières et Vaudreuil. Les deux hommes ont rapidement envoyé un messager en France afin de demander le poste de gouverneur général au Ministre de la Marine et au roi. La rivalité entre les deux hommes s’est transformée en véritable course contre la montre. Qui arriverait le premier?

Bonne écoute!

Jean-François

Pour en savoir plus:

Études et articles:
BÉLANGER, Noël, « AMIOT DE VINCELOTTE, CHARLES-JOSEPH », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

DORLOT, François, « Louis-Hector de Callières, gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France », Mémoire de maîtrise, Ottawa, Département d’histoire, Université d’Ottawa, 1968

W. J. Eccles, « BUADE, LOUIS DE, comte de FRONTENAC et de PALLUAU », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, Université Laval/University of Toronto, 2003–

Nora T. Corley, « LE GARDEUR DE COURTEMANCHE, AUGUSTIN », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

ROY, Pierre-Georges, «Autour de la succession de M. De Frontenac» dans La ville de Québec sous le Régime français. Volume premier, Québec, Service des Archives du gouvernement de la Province de Québec, 1930, pp. 547-548

ROY, Pierre-Georges, « Charles-Joseph Amyot de Vincelotte », Bulletin de Recherches Historiques, vol 25, 1919, pp. 306–315.

ROY, Pierre-Georges, «Le frère de notre gouverneur Callières», Bulletin des recherches historiques, vol. 33, 1927, pp. 48-51

SULTE, Benjamin, « La famille de Callières » in « Déliberations Et Mémoires de la Société Royale Du Canada », Royal Society of Canada, 1891, pp. 91-112

Yves F. Zoltvany, « CALLIÈRE, LOUIS-HECTOR DE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

Sources :
« Collection de documents relatifs à l’histoire de la Nouvelle-France », vol. 1, 1492-1712, Québec, A. Côté, pp. 601-602

DE CATALOGNE, Gédéon, « Recueil de ce qui s’est passé en Canada au sujet de la guerre, tant des Anglais que des Iroquois, depuis l’année 1682 », Société littéraire et historique de Québec, Québec, 1800, pp.57-58

059 – Le mauvais caractère de Callières

Bonjour à toutes et à tous!

Dans le dernier épisode de 104 histoires de Nouvelle-France, nous avons vu qu’à la mort de Frontenac, en 1698, Callières et Vaudreuil se sont engagés dans une véritable course contre la montre pour s’assurer d’être le premier à poser sa candidature pour le poste de gouverneur général de la Nouvelle-France.

La course a duré quelques mois et elle a été gagnée par Callières dont l’émissaire est arrivé le premier à la cour du roi, quelques heures à peine avant celui de Vaudreuil.

Mais ça, c’était seulement la première partie de l’histoire.

Callières au moment où il a remplacé Frontenac pendant la période de transition, a montré plus que jamais les côtés désagréables de son caractère.

C’était un homme qui aimait le pouvoir et le prestige. Il semblait n’en avoir jamais assez.

Malgré le fait qu’il occupait le poste le plus important de la Nouvelle-France, il cherchait toujours des moyens d’imposer son autorité et il exigeait de recevoir tous les honneurs, même ceux qui ne lui étaient pas dûs…

Comme pendant une revue des troupes au mois de mai 1699…

Jean-François

Pour en savoir plus:

Études et articles :
DORLOT, François, « Louis-Hector de Callières, gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France », Mémoire de maîtrise, Université de Montréal, 1968, 132p.

FRÉGAULT, Guy, « Un cadet de Gascogne : Philippe de Rigaud de Vaudreuil », « Revue d’histoire de l’Amérique française », vol. 5 num. 1, juin 1951

Sites Internet :

CHARTRAND, René, « La gouvernance militaire en Nouvelle-France », site internet « Bulletin d’histoire politique », publié par l’Association québécoise d’histoire politique

Étienne Taillemite, « TANTOUIN DE LA TOUCHE, LOUIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

Raymond Douville, « CRISAFY, ANTOINE DE, marquis de Crisafy », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

Yves F. Zoltvany, « CALLIÈRE, LOUIS-HECTOR DE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

Sources :

Chevalier de Sparre, « Code militaire ou compilation des règlemens et ordonnances de Louis XIV – Roy de France et de Navarre, faites pour les Gens de Guerre depuis 1651 jusques à present », Paris, Denys Mariette et Jean-Baptiste Delespine, 1707

« Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France : recueillis aux archives de la province de Québec, ou copiés à l’étranger », vol. 1, Québec, A. Côté, 1883, pp. 602-603

« Champigny au ministre. Il a réglé la succession de M. de Frontenac. Bon vouloir des Iroquois. Maladie contagieuse. Louvigny demande la majorité des Trois-Rivières. Curés. Communautés. Se plaint des prétentions de M. de Callières », France Fonds des Colonies : Série C11A. Correspondance générale; Canada : C-2381, pp. 81-88

« Lettre du seigneur de la Touche au Ministre au sujet de difficultés survenues entre lui et M. De Callières, qui réclamait certains honneurs », France Fonds des Colonies : Série C11A. Correspondance générale; Canada : C-2381, pp. 147-150

« M. LeRoy de La Poterie, contrôleur de la marine, au ministre. Relativement aux honneurs que réclamait M. de Callières », France Fonds des Colonies : Série C11A. Correspondance générale; Canada : C-2381, pp. 157-161

« M. LeRoy de La Poterie, contrôleur de la marine, au ministre. Autre lettre ajoutant des détails sur le même sujet et sur l’esprit de discorde qui règne dans la colonie », France Fonds des Colonies : Série C11A. Correspondance générale; Canada : C-2381, pp. 162-169

060 – L’automne salé de Vaudreuil

Voici une histoire qui illustre bien ce que je cherche à faire avec 104 histoires de Nouvelle-France.

Je vous présente un événement rarement mentionné dans les livres d’histoires, ce qui m’a obligé à retourner dans les sources pour en apprendre un peu plus.

Il s’agit d’une manifestation organisée par les habitants de Montréal qui protestaient contre le prix exorbitant du sel.

Au début du XVIIIe siècle, les navires qui approvisionnaient la colonie avaient beaucoup de difficulté à se rendre. Pas seulement à cause des dangers de la navigation, mais aussi à cause des Anglais qui les capturaient.

Un des produits qui manquaient le plus à la population était le sel.

Flairant la pénurie prochaine, des marchands de Montréal en ont acheté une grande quantité au Magasin du Roy.

Et voulant profiter de la rareté du produit, ils ont gonflé les prix : le minot de sel qui se vendait généralement aux habitants 4 livres, coûtait maintenant jusqu’à 20 livres!

Le 18 novembre 1704, les habitants n’en pouvaient plus.

Ils ont marché vers la ville par centaines pour, disaient-ils, prendre le sel « de gré ou de force ».

Les autorités françaises souhaitaient une répression sévère à la révolte des habitants. Mais la réponse de Vaudreuil, qui en était à sa première année à titre de gouverneur général de la Nouvelle-France, a marqué une coupure avec ses prédécesseurs, Callières et Frontenac.

Pour en savoir plus:

Études et articles :

Roland-J. Auger, « GALIFFET DE CAFFIN, FRANÇOIS DE », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003

FRÉGAULT, Guy, « Un cadet de Gascogne : Philippe de Rigaud de Vaudreuil », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 5, no 1, 1951, pp. 15-44

FRÉGAULT, Guy, « Politique et politiciens au début du XVIIIe siècle » dans Écrits du Canada Français, vol. 11,  Montréal, 1961, pp. 91-208

C. J. Russ, « LEFEBVRE DUPLESSIS FABER, FRANÇOIS », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 3, Université Laval/University of Toronto, 2003

Yves F. Zoltvany, « RIGAUD DE VAUDREUIL, PHILIPPE DE, marquis de Vaudreuil », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

Yves F. Zoltvany et Donald J. Horton, « PASCAUD, ANTOINE (mort en 1717) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 2, Université Laval/University of Toronto, 2003

Sources :

« M. De Ramezay au ministre. Il se défend de l’accusation portée contre lui par MM. De Vaudreuil et de Beauharnois. Parle des affaires générales de la colonie – 12 octobre 1705 », France Fonds des Colonies : Série C11A. Correspondance générale; Canada : C-2381, pp. 307- (première partie)

« M. De Ramezay au ministre. Il se défend de l’accusation portée contre lui par MM. De Vaudreuil et de Beauharnois. Parle des affaires générales de la colonie – 12 octobre 1705 », France Fonds des Colonies : Série C11A. Correspondance générale; Canada : C-2381, pp. 316- (deuxième partie)

« Le Roi à MM. De Vaudreuil et Raudot – 9 juin 1706 », Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec pour 1938-1939, 1939, Québec, Rédempti Paradis, p. 132

« Lettre de Vaudreuil au ministre (4 novembre 1706) », dans Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec (RAPQ), 1938-1939, p. 164